e-Anglais.com Agrégation anglais 2015 externe : le programme

Anglais

Écrit : tronc commun

  1. Littérature
    1. William Shakespeare, Love's Labour's Lost [1598]. William Carroll, ed. Cambridge: Cambridge University Press (The New Cambridge Shakespeare), 2009.
    2. Frances Burney. Evelina or the History of a Young Lady's Entrance into the World [1778]. Edward A. Bloom, ed.; with an introduction and notes by Vivien Jones. Oxford: Oxford University Press (Oxford World's Classics), 2008 (2002).
    3. Oscar Wilde. The Importance of Being Earnest [1895]. Michael Patrick Gillespie, ed. New York: W.W. Norton Critical Edition, 2005.
    4. Edith Wharton. The House of Mirth [1905]. Elizabeth Ammons, ed. New York: W.W. Norton Critical Edition, 1990, et le film de Terence Davies. The House of Mirth, 2000.
    5. H.D. (Hilda Doolittle). Trilogy [1944-1946, O.U.P.]. Aliki Barnstone, ed. New York: New Directions, 1998 (1973).
  2. N.B. Mêmes éditions pour l'écrit et l'oral.

  3. Civilisation
    1. La Grande Famine en Irlande (1845-1851)
      • L'événement qui retient sans doute le plus l'attention dans l'histoire irlandaise est la Grande Famine, qui commence en 1845, s'étend à toute l'île l'année suivante, et s'installe jusqu'en 1849, réduisant à quelque six millions en 1851 une population estimée à plus de huit millions en 1845, en raison de la mortalité et de l'émigration.
      • Il conviendra d'aborder cette question en ayant conscience des enjeux interprétatifs et historiographiques.
      • L'ampleur du phénomène le rend impossible à quantifier précisément, ce qui a longtemps suscité et entretenu une querelle de chiffres: l'historiographie nationaliste de la Famine a opté pour une estimation haute, tandis que des lectures qualifiées de révisionnistes ont longtemps tendu à minorer la mortalité de la Famine. Au moment des faits, les contemporains ont divergé dans leurs interprétations. Certains ont pu y voir la conséquence logique de l'incurie d'un peuple paresseux ou rebelle, voire une sanction divine à l'encontre d'une population majoritairement catholique. Inversement, d'autres y ont lu l'échec manifeste de l'Union de 1801 entre la Grande-Bretagne et l'Irlande, allant parfois jusqu'à y voir un dessein caché de la part du gouvernement britannique, qui aurait délibérément laissé mourir la population irlandaise, afin de laisser s'effectuer d'elle-même une réforme agraire de grande ampleur et pour se débarrasser des tensions économiques et politiques qui caractérisaient alors l'Irlande. Cette dimension de la question ne doit cependant pas se substituer à la question elle-même. Elle doit toutefois être envisagée et posée de prime abord, afin de permettre une meilleure approche des sources et documents et de permettre la compréhension de la signification de cet épisode dans l'histoire du Royaume-Uni, dans l'histoire irlandaise, et dans l'histoire des relations entre l'Irlande et la Grande-Bretagne.
      • On s'interrogera sur les conditions de la survenue de cet événement: une forte croissance démographique, un faible développement industriel qui maintient la population sur la terre, un mode d'exploitation des terres et un système de sous-location ayant abouti à ce qu'au moins un tiers de la population soit exclusivement dépendant de sa récolte de pommes de terre de l'année. On observera aussi le dispositif existant pour tenter de pallier la pauvreté endémique, et la vulnérabilité de la population: la loi sur les Pauvres de 1838, qui, s'inspirant de la loi anglaise sur les Pauvres de 1834, appliqua à l'Irlande le système des workhouses, et s'avéra remarquablement inefficace lors de la Famine.
      • L'étude des réactions officielles britanniques mettra en évidence des changements politiques, ainsi que des changements ou continuités de paradigme. La transition vers le libre-échange économique est en cours; les préoccupations humanitaires et sanitaires vont parfois à l'encontre du laissez faire dominant l'approche des questions sociales; enfin, dans l'approche des questions irlandaises, la classe politique continue d'osciller entre l'adoption de mesures spécifiques, et la certitude que les diverses crises seraient résolues in fine par la poursuite de l'assimilation législative. Peel, le Premier ministre au début des événements, connaissait bien l'Irlande; il fit rapidement adopter un programme de travaux publics financés par le Trésor, un contrôle des prix des céréales, et la vente à bas coût ou la distribution de farine de maïs. En pleine abrogation des lois sur le Blé à Westminster, il n'était pas envisageable d'aller plus loin; et si le gouvernement whig qui suivit la chute politique de Peel renforça ces dispositifs, cela fut insuffisant pour enrayer la famine, et surtout son cortège de pathologies associées, qui tuèrent davantage que la faim elle-même. Les soupes populaires, mises en place en février 1847, furent abandonnées à l'automne, tandis que le principe de l'aide au sein des workhouses était réaffirmé. Il ne fut pas davantage envisagé de prendre des mesures qui auraient interféré avec les lois du marché ou avec les droits des propriétaires, et la vente de bovins irlandais en Angleterre, ainsi que les expulsions de paysans incapables de s'acquitter de leur fermage, continuèrent d'attiser le ressentiment populaire, contre l'Angleterre et contre les propriétaires anglo-irlandais.
      • Sur le terrain, les aides les plus efficaces provinrent de sources caritatives ou philanthropiques, dont on abordera le dynamisme et la contribution. Si l'aide apportée par les Quakers fut unanimement saluée, il y eut aussi des initiatives ouvertement prosélytes, qui contribuèrent à renforcer des animosités socio-religieuses déjà vivaces. La population britannique, informée, contribua de manière significative, via des dons à des sociétés caritatives ou philanthropiques. Néanmoins, cet élan initial fut freiné par la persistance du phénomène, ainsi que par des événements qui purent être interprétés comme des manifestations d'ingratitude: l'élection de trente-six députés (sur les cent membres de la représentation irlandaise à la Chambre des Communes) en faveur de l'abrogation de l'Union lors des élections de 1847, et le soulèvement manqué, mené par William Smith O'Brien à l'été 1848. Ces deux événements fourniront un éclairage sur ce qui, à cette période, subsiste du cadre antérieur de la contestation politique en Irlande: le nationalisme constitutionnel d'une part, et le nationalisme culturel d'inspiration révolutionnaire et romantique d'autre part. Il faudra enfin envisager les conséquences de la Famine. Si les années 1849-1851 furent des années de retour à la normale pour la production de la pomme de terre, et de consolidation de l'état de santé de la population restante, elles font apparaître un pays profondément transformé. En premier lieu, une restructuration des terres agricoles a été opérée de facto, par l'élimination des paysans les plus vulnérables; beaucoup de propriétaires fonciers en ressortent toutefois économiquement affaiblis. L'impact est également très net sur la démographie: la surmortalité et la sous-natalité liées à la famine, les nouveaux comportements induits par le caractère traumatique de l'événement, ainsi que l'émigration, ont cassé et inversé très durablement la courbe démographique en Irlande. Il existait un flux migratoire antérieur; celui-ci s'est intensifié fortement pendant la Famine, tout en changeant de nature, évoluant très vite vers une émigration massive et paupérisée, transportée à bord de coffin ships, devenus tristement célèbres. Ce nouveau schéma allait perdurer durant des décennies. Il ne s'agira pas ici d'étudier la diaspora irlandaise, mais de regarder succinctement les flux migratoires dans la durée, en volume et en zones principales de destination. Dans les décennies suivantes, chez la population qui demeure, on observe un recul de l'âge du mariage accompagné logiquement d'une baisse de la natalité, ainsi que, au sein de la majorité catholique, d'une hausse perceptible de l'entrée dans les ordres séculiers ou réguliers. Ici encore, il ne s'agira pas de s'engager dans une étude approfondie des comportements démographiques, mais de pouvoir cerner les contours de la nouvelle société irlandaise qui se met en place après la Famine, en réponse à celle-ci, et durablement.
    2. Les années Roosevelt aux États-Unis (1932-1945)
      La période qui a le plus façonné les États-Unis contemporains est sans aucun doute la présidence de Franklin Delano Roosevelt. Les changements considérables qui affectèrent alors le pays s'articulent autour de deux grands axes chronologiques et problématiques: le New Deal pendant les années trente et le Home Front pendant la Seconde Guerre mondiale.
      Il conviendra d'abord d'analyser la nature et la signification historique du New Deal. On verra comment Roosevelt, dès 1932 et sa promesse d'utiliser l'État fédéral pour construire un nouvel "ordre économique constitutionnel", posa les premiers jalons d'une ambitieuse reconstruction idéologique qui aboutit à la création du libéralisme américain moderne et à la redéfinition historique du contrat social aux États-Unis. Cette mutation idéologique sous-tendra l'étude des nouveaux instruments politiques, économiques, sociaux et bureaucratiques que Roosevelt mit en place afin de garantir aux Américains un niveau minimal de sécurité par rapport aux risques inhérents à l'économie de marché, comme l'illustrent les deux grands moments d'intense activité législative des années Roosevelt: les Cent Jours de 1933 et le Second New Deal de 1935. La transformation de l'État en contre-pouvoir par rapport à la puissance économique privée étant alors inédite dans l'histoire des États-Unis, il faudra examiner avec attention comment Roosevelt sut développer un argumentaire précis pour prouver la compatibilité de ses innovations idéologiques avec la tradition constitutionnelle américaine – argumentaire qui conduisit à une complète redéfinition des concepts de "liberté" et de "droits" aux États-Unis, avec des conséquences sociales et politiques à très long terme dans l'histoire du pays.
      À cette évolution idéologique correspondent logiquement des transformations politiques et institutionnelles profondes. Les élections de 1932 et de 1936 sont considérées comme des élections de réalignement qui aboutirent à un nouveau système de partis et donnèrent naissance à une nouvelle coalition électorale démocrate. En ce sens, les années Roosevelt doivent être comprises comme l'arrivée marquée et durable de l'Amérique urbaine, immigrée, industrielle et syndicale dans le jeu politique national, mais aussi comme un tournant historique de restructuration du pouvoir local (avec notamment le remplacement progressif des machines urbaines tenues par les partis politiques par les agences fédérales en charge de l'État-providence naissant). On verra également que les valeurs libérales de Roosevelt impliquaient une reconfiguration institutionnelle profonde, les responsabilités sociales et économiques de l'État nécessitant en effet un renforcement du gouvernement fédéral, et plus exactement de sa branche exécutive. Ce sujet s'intéressera donc aux dimensions autant administratives (Executive Reorganization Act, réforme de la fonction publique) que rhétoriques (nouvelles stratégies de communication, utilisation stratégique de la radio) de ce processus de concentration du pouvoir dans les mains de l'État fédéral et de naissance de la présidence moderne. La réflexion devra également prendre en compte les divers mouvements de résistance déclenchés par ces réformes de grande envergure. Roosevelt rencontra ainsi l'hostilité d'une partie de l'opinion (venue aussi bien de la gauche que de la droite), ainsi que celle de la Cour Suprême (d'où son célèbre Court-Packing Plan) et du Congrès. L'analyse des relations très tendues entre Roosevelt et les barons sudistes du Sénat permettra de mettre en lumière le rapport de force complexe entre l'exécutif, le législatif et le Parti démocrate, qui perdura tout au long des années Roosevelt.
      On élargira ces perspectives par un examen approfondi de l'impact concret de la présidence Roosevelt sur la population américaine. On pourra par exemple aborder la question raciale: comment Roosevelt a-t-il géré les problèmes socio-économiques très spécifiques du Sud et la question de la ségrégation ? Si Roosevelt n'a pu impulser aucune avancée significative sur la question des droits civiques, les programmes du New Deal ont néanmoins énormément apporté à la communauté africaine-américaine sur le plan social, d'où le basculement historique de l'électorat noir vers le Parti démocrate à partir de 1936. Il faudra aussi prêter une attention particulière au fait que les années Roosevelt furent celles d'une visibilité sans précédent des femmes américaines dans la vie politique et intellectuelle du pays, et d'une respectabilité nouvelle accordée par le pouvoir politique au monde artistique alors en pleine effervescence. En se penchant sur la nouvelle relation qui se développa alors entre les citoyens et l'État, on pourra montrer comment les années Roosevelt ont transformé la vie quotidienne de millions d'Américains, en particulier ceux qui vivaient jusque-là à la marge sociale, raciale ou politique du système. Un débat historiographique vivace existe sur le bilan du New Deal, qu'il sera également nécessaire de prendre en considération: quel était le degré de cohérence idéologique des réformes rooseveltiennes ? Pourquoi certains des programmes phares du New Deal ont-ils échoué ? Le New Deal était-il au bout du compte trop timide ou trop excessif sur le plan idéologique ? Le second pan thématique porté par ce sujet, l'étude du Home Front pendant la Seconde Guerre mondiale, apportera des réponses précieuses à ces questionnements (N.B.: l'éclairage sur la politique intérieure exclut les dimensions internationales, diplomatiques, militaires ou stratégiques des années de guerre). On verra ainsi:
      • - comment, loin de mettre un terme à la dynamique rooseveltienne, les années de guerre ont au contraire permis la poursuite, voire l'amplification, des bouleversements apparus aux États-Unis dans les années trente. La guerre ne fit que renforcer la détermination de Roosevelt d'utiliser l'État fédéral pour garantir la sécurité socio-économique des Américains (défense des Quatre Libertés, promesse de donner au pays un Economic Bill of Rights, GI Bill, etc.);
      • - comment le partenariat entre les agences fédérales et le secteur privé pour adapter la machine industrielle américaine à une économie de guerre permit à l'État administratif né pendant le New Deal de s'affirmer définitivement comme un modèle institutionnel sur lequel l'on n'allait plus revenir;
      • - comment le souci constant de Roosevelt de voir l'effort de guerre piloté par l'État fédéral, ainsi que les grandes réformes fiscales nécessaires pour financer la guerre, confirmèrent le rôle désormais central de Washington dans la vie économique du pays;
      • - comment les tensions politiques qui avaient marqué le New Deal s'aggravèrent pendant la guerre, essentiellement à cause de la persistance des luttes intestines au sein du Parti démocrate.
      • Enfin, il sera capital de prendre en compte les répercussions de la mobilisation militaire sur la société civile américaine, tant sur les plans économique (retour à la prospérité et à la consommation de masse), que politique et culturel (participation massive des femmes à l'effort de guerre, poids de l'expérience militaire dans la formation de l'identité de millions de soldats de la Greatest Generation, influence dans la culture populaire de la propagande gouvernementale sur la justification de la guerre), mais aussi démographique (début du baby boom, poursuite de l'exode rural et des grands mouvements de migrations intérieures vers l'Ouest et les grandes villes du Nord) et ethnique (internement des Japonais-Américains, recrudescence de l'activisme noir pour dénoncer la ségrégation dans l'armée, etc.).
  4. Linguistique
    1. Phonologie
      Bibliographie:
    2. Grammaire: les questions ne s'appuient pas sur un programme.

Oral

  1. Épreuves à option
    Le programme des options A et B est constitué par le programme des épreuves d'admissibilité auquel s'ajoute, pour chaque candidat, le programme ci-dessous correspondant à l'option A ou B qu'il a choisie au moment de l'inscription:
    1. Littérature
      • Alice Munro, Dance of the Happy Shades [1968]. London: Vintage, 2000
      • Textes médiévaux
        • The Middle English Breton Lays, ed. Anne Laskaya and Eve Salisbury. TEAMS Middle English Texts. Kalamazoo (Mich.): Western Michigan University, 1995.
          4 lais seront pris dans ce recueil et étudiés: Sir Orfeo; Lay Le Freine; Sir Degaré; Sir Launfal.
        • Geoffrey Chaucer, The Franklin's Prologue and Tale. A.C. Spearing, ed. Cambridge: Cambridge University Press, 1994 (2e édition).
    2. Civilisation
      Frederick Law Olmsted (1822-1903) et le park movement américain
      Frederick Law Olmsted est surtout connu aujourd'hui comme l'architecte de Central Park et, à ce titre, comme le père du paysagisme américain. Il s'agira d'aller au-delà de cette approche nécessairement réductrice de son oeuvre et d'analyser les dimensions sociale, politique, économique et esthétique du park movement qui s'est développé sous son impulsion dans la seconde moitié du XIXe siècle. Paysagiste, Olmsted était aussi journaliste, penseur politique, réformateur social et gestionnaire de domaine. C'est la complexité et l'extrême richesse de cette pensée, sa profonde cohérence interne, et les modalités de sa mise en oeuvre dans le cadre de réalisations concrètes qui seront étudiées.
      Olmsted fut notamment l'ingénieur en chef de Central Park, apportant ainsi une contribution majeure à la diffusion des parcs publics dans les principales villes américaines. Il fut quelques années plus tard le premier commissaire du Parc public de Yosemite (Californie) et formula les principes de base de la préservation des espaces naturels, qui devaient aboutir à la création du système des parcs nationaux. Il travailla à la réhabilitation du site des Chutes du Niagara, étendant ainsi ces principes au premier parc international, cogéré par deux États. Sa participation avec Gifford Pinchot à la création du domaine de Biltmore (Caroline du Nord) servit de prélude à la fondation des forêts nationales et à l'adoption de la philosophie de la conservation. À Berkeley (Californie), il mit en évidence l'importance d'un environnement paysager pour suivre une formation universitaire dans le cadre d'un campus arboré; à Riverside (Illinois) il posa les principes, encore observés de nos jours, de l'organisation spatiale et sociale d'une communauté de banlieue et à Chicago en 1893, il conçut l'environnement dans lequel devait être célébré le triomphe de l'Amérique industrielle à l'occasion de l'Exposition universelle (World's Columbian Exposition).
      On s'attachera à faire émerger et à analyser les fils conducteurs qui donnent toute sa cohérence à cette carrière très variée, en se référant notamment aux nombreux textes (articles, ouvrages publiés ou non, rapports) dont Olmsted fut l'auteur et dans lesquels la dimension politique et sociale de sa pensée se déploie avec force. On peut citer, entre autres, Walks and Talks of an American Farmer in England (1852), sorte de bilan intellectuel de son voyage au Royaume-Uni et plaidoyer pour la philosophie sociale britannique inspirée de Jeremy Bentham et Stuart Mill, The Cotton Kingdom (1853), compilation d'articles dans lesquels il expose l'idée très moderne d'une interaction entre l'homme en tant que citoyen et son milieu naturel, justifiant la mise en oeuvre d'une politique de l'habitat au sens large, ou encore son Preliminary Report (1865) sur la gestion du nouveau parc public de Yosemite et le respect des équilibres naturels locaux dans la mise en oeuvre d'une esthétique originale.
      Le patriotisme qui porta Olmsted à vouer sa carrière à l'intérêt de la nation fournit un autre fil conducteur permettant de relier toutes ses réalisations. Olmsted, homme du nationalisme culturel, apporta sa contribution à l'élaboration d'une culture nationale unique capable de rassembler les différents groupes sociaux d'un pays en forte expansion démographique. C'est à cette lumière que l'on pourra analyser le sens de son attachement à l'agrarianisme jeffersonien dans un contexte marqué par l'urbanisation et l'industrialisation. Son oeuvre s'interprète aussi comme une tentative de réconciliation de l'agriculture et du progrès: la réalisation de sa ferme modèle sur Staten Island, au large de Manhattan, répondait à la volonté d'inventer une forme d'agronomie scientifique compatible avec les exigences nouvelles de son époque, et susceptible de remettre le farmer au centre de la société américaine.
      Cette question invite à replacer l'intérêt d'Olmsted pour les parcs publics dans la continuité de ses travaux et réflexions. Bien que très sensible à la préservation de l'idéal d'une société agraire, Olmsted était soucieux d'accompagner les États-Unis sur la voie inévitable, selon lui, de l'urbanisation, et ce pragmatisme, qui est au coeur du park movement, n'en demeure pas moins l'une de ses plus grandes ambiguïtés: sa vision parfois presque monstrueuse de la cité doit être nuancée par le sentiment de fierté qui allait accompagner la réalisation du parc. Négation de la ville, le parc en était aussi la vitrine, le lieu où tout ce qu'elle avait de talent allait se rassembler pour créer une oeuvre durable et monumentale. Le park movement allait ainsi permettre d'investir un nouvel espace, mental celui-ci, entre rejet et orgueil, désir de fuite et fascination, regret du monde agraire et résignation au monde urbain; l'antidote à la ville en était donc aussi son plus beau produit.
    3. Linguistique
      1. Commentaire de texte: épreuve hors programme.
        Dans son commentaire, le candidat devra traiter un sujet choisi par le jury et il pourra aussi, s'il le souhaite, consacrer une partie de son exposé à tout phénomène linguistique représenté dans le texte.
      2. Leçon: dans le cadre du programme ci-dessous, il est demandé au candidat de répondre à une question d'ordre théorique ou de discuter une ou plusieurs affirmations de linguistes tout en illustrant son argumentation à l'aide d'exemples tirés d'un corpus d'anglais contemporain qui lui sera fourni lors de la remise du sujet. Des connaissances théoriques sont attendues.
        • L'expression du degré.
  2. Épreuves communes
    Lors de la préparation de l'épreuve hors programme en anglais, les candidats auront à leur disposition:

N.B. : Les éditions sont données à titre indicatif.

Le programme sur le site du Ministère de l'Education Nationale.



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Page mise à jour : dimanche, 24 mai 2014 17:03